La chanson la plus écoutée au monde sur Spotify en 2026 date de 2022 : End of Beginning, de Djo. Le cas n'a rien d'isolé : le classement mondial de l'année compte aussi Billie Jean, de Michael Jackson, et Every Breath You Take, de The Police, deux titres sortis il y a plus de 40 ans.
Ces retours traduisent un basculement de fond. En 2026, près d'une écoute sur deux parmi les 200 titres les plus écoutés de la planète revient à une chanson sortie il y a plus de trois ans. Un an plus tôt, c'était moins d'une sur trois. Le média spécialisé Music Business Worldwide a analysé le phénomène dans une étude publiée en octobre. Nous en tirons huit enseignements, confrontés aux données d'écoute de nos propres catalogues et commentés par nos équipes.
Le périmètre de l'étude
Chaque semaine, Spotify publie la liste des 200 chansons les plus écoutées dans le monde, et une autre pour les États-Unis. Music Business Worldwide (MBW), média de référence des professionnels de la musique fondé par Tim Ingham, a repris tous ces classements sur les neuf premiers mois de 2024, 2025, et 2026. Soit 234 classements et 46 800 entrées, comparées titre par titre.
Pour trier ces chansons, l'étude applique la règle que les maisons de disques utilisent dans leurs propres comptes. Un titre sorti depuis moins de trois ans est une nouveauté. Au-delà, il rejoint ce que l'industrie appelle le back-catalogue, c'est-à-dire tout le répertoire publié avant. C'est la définition retenue par Universal Music Group, la plus grande maison de disques au monde. Une chanson sortie en juin 2023 compte donc comme une nouveauté jusqu'en juin 2026, puis rejoint le back-catalogue.
Le Top 200 ne raconte pas toute l'écoute. Il en montre la partie la plus visible, les chansons que des millions de personnes lancent chaque semaine, et c'est souvent là que les changements d'habitudes apparaissent en premier. Lorsque c'est pertinent, nous rapprochons ces chiffres de ceux de nos propres titres, mesurés par Luminate, l'institut qui fournit aussi les données des classements Billboard.
1. Une écoute sur deux, contre une sur trois l'an dernier
En 2024 comme en 2025, les chansons de plus de trois ans pesaient un peu moins de 30 % des écoutes du Top 200 mondial (29,6 %, puis 29,3 %). Sur les neuf premiers mois de 2026, leur part grimpe à 45,1 %. Les États-Unis suivent la même pente, de 28,4 % à 42,6 %.
Une part peut monter simplement parce que le reste baisse. Ici, les deux mouvements s'additionnent : les anciennes chansons sont davantage écoutées, et les nouveautés le sont moins. Dans le classement mondial, les écoutes du back-catalogue progressent de 49 %, à 44,5 milliards, tandis que celles des nouveautés reculent de 25 %, à 54,2 milliards. En moyenne, chaque semaine, 99 des 200 titres du classement mondial avaient plus de trois ans, contre 72 un an plus tôt. Aux États-Unis, les nouveautés ont perdu environ 5 milliards d'écoutes en un an, un recul « en valeur absolue », et pas seulement en pourcentage, souligne Tim Ingham.
L'hypothèse d'un effet Taylor Swift ne résiste pas à l'analyse de MBW. Son retour en 2026 a même légèrement freiné le mouvement : sans ses titres, la part du back-catalogue atteindrait 45,6 %.

« Le haut des classements a longtemps fonctionné comme une programmation radio : un hit chassait l'autre. Ce que montre MBW, c'est une écoute qui s'accumule. Les succès de chaque année s'ajoutent à ceux des années précédentes au lieu de les remplacer. Le sens du mouvement ne surprendra personne dans le métier. Sa vitesse a surpris tout le monde, nous compris. » - William Bailey, CEO
2. Les classiques montent jusqu'au sommet
Les anciennes chansons ont longtemps occupé le bas du classement, laissant les premières places aux nouveautés. C'était encore le cas en 2025 : le back-catalogue ne représentait que 0,8 % des écoutes du Top 10 mondial. En 2026, il en représente 30,9 %. Dans le Top 50, sa part passe de 11,5 % à 30,8 %.
Le palmarès de l'année confirme ce déplacement. Sept des 25 titres les plus écoutés au monde ont plus de trois ans, contre deux en 2025. Autour du numéro un, End of Beginning (2022), on retrouve Billie Jean (1982), Every Breath You Take (1983), Iris des Goo Goo Dolls (1998), ou Beauty And A Beat de Justin Bieber (2012). Les nouveautés n'ont pas quitté le sommet, mais elles le partagent désormais avec des titres qui ont traversé plusieurs générations.
3. Les chansons de 10 ans et plus portent l'essentiel de la hausse
Trois ans, c'est une frontière pratique, mais elle range dans la même case un hit de 2022 et un autre de 1982. MBW a donc trié les anciennes chansons par âge, et le résultat est sans appel. Au niveau mondial, les titres de 10 ans et plus pèsent 32,4 % des écoutes du Top 200, contre 15,4 % en 2024. Ils expliquent à eux seuls 83 % de la progression du back-catalogue en 2026, et 98 % aux États-Unis.
La vie d'une chanson aide à comprendre pourquoi. Ses premiers mois se jouent sous les projecteurs : promotion, playlists de nouveautés, passages en radio. Puis les projecteurs se tournent vers le titre suivant, et l'écoute baisse, parfois fortement. C'est la période la plus incertaine. Les chansons qui ont marqué entament alors une seconde vie, plus discrète et beaucoup plus longue. On les retrouve dans les playlists du quotidien (sport, soirées, rétrospectives par décennie), dans les suggestions automatiques de Spotify, qui mettent en avant les titres écoutés jusqu'au bout, et dans les moments partagés, du mariage au stade. Une chanson qui tient depuis 10 ans a franchi chacun de ces filtres.
Mr. Brightside, des Killers, sorti il y a plus de 20 ans, est le cinquième titre le plus écouté de l'année aux États-Unis. Nous observons la même endurance dans nos catalogues : I Don't Wanna Know, de Mario Winans, qui fait partie du catalogue USA Vol.1, a 22 ans et réunit encore près d'un million d'écoutes par semaine dans le monde.

« Lorsque nous étudions un catalogue, nous regardons moins le démarrage d'une chanson que l'évolution de son écoute dans les années qui suivent. Après le pic de sortie, la plupart des titres décroissent fortement. Ceux qui se stabilisent ont trouvé une place durable dans les habitudes de leurs auditeurs, et ce sont ces habitudes, plus que la promotion, qui portent leurs revenus dans la durée. » - Alain Zovighian, Head of Music
4. Le coup de projecteur qui fait revenir une chanson
MBW identifie quatre déclencheurs derrière la poussée de 2026.
Le cinéma a produit l'effet le plus spectaculaire. Avant la sortie de Michael, le 24 avril, devenu depuis le biopic le plus rentable de l'histoire, Michael Jackson ne plaçait qu'un titre dans le Top 200 mondial. À la mi-mai, 15 de ses chansons y totalisaient 260 millions d'écoutes en une semaine. Côté séries, l'épisode final de Stranger Things a ramené Prince et Kate Bush dans les classements, et propulsé Djo à la première place. La scène compte aussi : selon Luminate, les deux concerts de Justin Bieber au festival Coachella ont fait bondir de 172 % en une semaine l'écoute de ses anciens titres aux États-Unis.
Le quatrième déclencheur est le plus imprévisible. Une animation devenue virale sur les réseaux sociaux a fait de Chicago, une chanson de Michael Jackson jamais devenue un hit et absente du film, sa troisième chanson la plus écoutée au monde cette année.
Ces moments ont un point commun : ils rassemblent un public immense en même temps, et profitent d'abord aux chansons que ce public reconnaît. Les superstars n'en ont pas l'exclusivité pour autant. Babydoll, de Dominic Fike, tiré d'un disque de maquettes paru en 2018 et absent des classements en 2025, est devenu le deuxième titre le plus écouté au monde.
Nous avons vu ce mécanisme à l'œuvre sur un titre de notre portefeuille. Le 26 juillet 2024, Aya Nakamura chante “Pookie”, titre compris dans notre catalogue Low Wood, lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris, plus de cinq ans après sa sortie en single. Le trimestre des Jeux reste le meilleur des trois dernières années, avec 58 % d'écoutes de plus que le trimestre précédent. L'essentiel se joue pourtant après le pic. En 2025, la chanson “Pookie” a réalisé en moyenne 14 % d'écoutes de plus par trimestre qu'au premier semestre 2024 : une fois l'événement passé, la chanson s'est installée durablement à un niveau supérieur.

« Nous écoutons la musique de façon de plus en plus fragmentée, chacun avec ses playlists. Les rares moments que des dizaines de millions de personnes vivent ensemble pèsent donc très lourd, et une chanson déjà connue y part avec une longueur d'avance. Ce qui nous intéresse, c'est la suite : une partie de ceux qui la redécouvrent l'ajoutent à leurs playlists et continuent de l'écouter une fois l'événement passé. » - Alain Zovighian, Head of Music
5. Un artiste ne se résume pas à son dernier album
Michael Jackson est le cinquième artiste le plus écouté au monde sur la période, avec 3 milliards d'écoutes dans le Top 200, sans avoir rien sorti de nouveau : ses 15 titres classés s'échelonnent de 1979 à 2014. Drake illustre le cas inverse. Il a publié trois albums le même jour en mai 2026, 43 chansons au total, et pourtant son titre le plus écouté dans le monde reste One Dance, sorti en 2016, avec 1,6 fois plus d'écoutes que sa meilleure nouveauté.
Chez un artiste installé, chaque actualité, qu'il s'agisse d'un album, d'une tournée, ou d'un film, ravive tout ce qu'il a enregistré avant. MBW souligne un point déterminant : cette valeur revient à celui qui détient les droits des chansons, et ce n'est pas toujours l'artiste. Drake possède ses nouveaux enregistrements via sa propre société, OVO, mais ses grands succès appartiennent à Universal Music Group. Pour Michael Jackson, les écoutes générées au profit de Sony Music dans le Top 200 mondial sont passées de 98 millions en 2025 à 3 milliards en 2026. La distinction entre ces droits est détaillée dans notre article « Droits master vs Droits d'Éditions - Quelles différences ? ».
« Avant d'acquérir un catalogue, nous regardons toujours si l'artiste est encore présent dans la vie des gens. Une tournée, un documentaire, une famille attentive à son image : tout cela finit par se voir dans les écoutes. Un catalogue suit la trajectoire de son artiste. Michael Jackson le montre à une échelle exceptionnelle, mais on retrouve le même mécanisme chez des artistes beaucoup moins médiatisés. » - William Bailey, CEO
6. Hors des États-Unis, les chansons à succès s'installent plus vite
Les États-Unis suivent le mouvement, mais à un rythme plus lent. L'écart se voit surtout tout en haut du classement : les anciennes chansons pèsent 30,9 % du Top 10 mondial, contre 13,8 % du Top 10 américain. Le marché américain reste porté par ses propres nouveautés. Le titre le plus écouté de l'année y est un morceau country d'Ella Langley, Drake y place 45 chansons, et Michael Jackson, cinquième au niveau mondial, n'y arrive qu'en neuvième position.
La différence la plus parlante tient à l'âge des titres. Aux États-Unis, la progression du back-catalogue vient presque entièrement des chansons de 10 ans et plus, tandis que celles qui ont entre trois et 10 ans stagnent (+2 %). Au niveau mondial, cette tranche intermédiaire progresse de 24 %, à 12,6 milliards d'écoutes. Ailleurs dans le monde, des succès encore récents s'installent donc déjà dans la durée.
Dans nos catalogues, la chanson “Ferrari”, de James Hype, en offre une illustration. Sorti en mars 2022, ce titre britannique du catalogue USA Vol.1 réunit encore entre 1,7 et 2,3 millions d'écoutes par semaine, quatre ans et demi plus tard.
7. Sous le sommet, des auditeurs fidèles
MBW relève un paradoxe. Le total des écoutes du Top 200 recule de 3,1 % dans le monde et de 7 % aux États-Unis, alors que Spotify compte 12 % d'utilisateurs actifs de plus en un an et que l'écoute audio à la demande progresse de 4,8 % aux États-Unis au premier semestre, selon Luminate. L'écoute globale progresse donc, mais elle se répartit sur un nombre croissant de chansons, en dessous du sommet du classement.
C'est là que vivent la plupart des anciennes chansons, portées par des auditeurs fidèles qui y reviennent semaine après semaine. Les comptes d'Universal Music Group en donnent la mesure : son back-catalogue a représenté 66 % de ses revenus numériques et physiques de musique enregistrée en 2025, soit les deux tiers. Dans notre catalogue Le Motif, la chanson “Habitué”, de Dosseh, illustre cette fidélité. Sorti en 2018, le titre a gagné environ 20 % d'écoutes hebdomadaires en un an, sans événement particulier, porté par sa seule base d'auditeurs.
Deux précisions de MBW aident à lire ces chiffres à leur juste valeur. D'abord, selon MBW, Spotify ne compterait dans ses classements que les 10 premières écoutes d'un même titre par personne et par jour. Ce plafond touche surtout les fans qui écoutent un nouvel album en boucle le jour de sa sortie, et peut donc avantager les anciennes chansons. Ensuite, tout dépend de la définition retenue. Avec le seuil de 18 mois utilisé par Luminate, les anciennes chansons dépasseraient déjà la moitié des écoutes du classement mondial (55,4 %). Le seuil de trois ans constitue donc une hypothèse prudente.
« Nous comparons souvent un catalogue à un immeuble, dont les écoutes seraient les loyers. Personne ne juge un immeuble sur le mois où un appartement s'est loué au prix fort : on regarde s'il reste occupé, année après année. Il en va de même pour une chanson. Ce qui compte, c'est le niveau en dessous duquel elle ne descend plus. Habitué n'a pas connu de grand moment cette année. Ses auditeurs sont restés, et d'autres sont venus s'ajouter. » - William Bailey, CEO
8. Demain, durer comptera encore davantage
Pour les nouveautés, la concurrence se durcit. En octobre, l'album Bass Persuades de Miley Cyrus est passé de la première à la 157e place du classement des albums américains en une semaine, la plus forte chute jamais observée pour un album entré numéro un, selon MBW. Dans le Top 10 américain de Spotify, les écoutes de nouveautés ont presque été divisées par deux en deux ans, de 5,2 à 2,7 milliards. Les grands succès récents existent toujours, mais ils se raréfient.
Deux forces devraient prolonger ce mouvement. Le nombre de titres mis en ligne chaque jour ne cesse d'augmenter, et la musique générée par intelligence artificielle y ajoute un flot de morceaux sans histoire ni public. Dans ce bruit, une chanson qui a déjà prouvé qu'elle durait, et dont on connaît précisément l'origine et l'historique d'écoute, prend de la valeur. Reste à savoir qui peut détenir ces chansons. Leurs droits sont aujourd'hui, pour l'essentiel, entre les mains des grandes maisons de disques et de quelques grands fonds d'investissement. Bolero a été créée pour les ouvrir aux investisseurs particuliers.
« Pendant des décennies, l'industrie a raisonné en sorties : une année était bonne si les albums de l'année marchaient. Les comptes des maisons de disques racontent aujourd'hui une autre histoire, et l'étude de MBW la retrouve jusque dans les classements. Le répertoire est devenu la part de l'écoute sur laquelle on peut compter d'une année sur l'autre. Pour un investisseur, c'est l'essentiel : des revenus adossés à des habitudes d'écoute installées. » - William Bailey, CEO
Derrière chaque catalogue, un travail de sélection et de suivi
Les chiffres de MBW décrivent une tendance de fond. Ils ne disent pas quelles chansons, parmi les millions de titres disponibles, seront encore écoutées dans 10 ans. C'est précisément le travail de nos équipes.
Avant d'entrer chez Bolero, un catalogue doit répondre à quatre critères :
- des artistes établis, avec au moins cinq ans de discographie ;
- des chansons matures, dont l'âge moyen dépasse quatre ans et dont les revenus se sont stabilisés ;
- une audience déjà prouvée, avec au moins 500 millions d'écoutes cumulées et 1 million par œuvre en moyenne ;
- des revenus bien répartis : au moins 10 œuvres se partagent 90 % des revenus, pour limiter la dépendance à un seul titre.
Le travail continue une fois le catalogue acquis. Nos équipes suivent les écoutes de chaque titre semaine après semaine et les recoupent avec les revenus effectivement versés, pour vérifier que les uns correspondent bien aux autres. C'est ce suivi qui permet de publier ici les chiffres de Pookie, de Ferrari, ou d'Habitué.
Quand un film ou une cérémonie fait remonter un de nos titres, comme les Jeux de Paris 2024 pour Pookie, les détenteurs de parts en profitent aussi. Mais nos hypothèses n'intègrent jamais ces événements : elles reposent uniquement sur l'historique de chaque chanson.
« Sur un catalogue, la due diligence porte d'abord sur la régularité. Nous vérifions titre par titre que les écoutes se sont stabilisées, et que les revenus effectivement versés par les sociétés de gestion collective et les éditeurs correspondent à ces écoutes. Un catalogue trop dépendant d'un ou deux titres, ou dont les relevés ne recoupent pas les données d'écoute, ne passe pas ce filtre. » - Alain Zovighian, Head of Music
« Des maisons de disques entières s'emploient à deviner le prochain hit. Notre métier est plus patient : vérifier, chanson par chanson, qu'un titre a déjà fait ses preuves, puis le suivre de près une fois qu'il est dans nos catalogues. C'est un travail moins spectaculaire qu'un retour au sommet grâce à une série, mais c'est sur lui que tout repose. » - William Bailey, CEO
Plus de 40 ans après sa sortie, Billie Jean a figuré dans le Top 200 mondial chacune des 39 semaines étudiées, signe d'une écoute qui s'accumule. L'étude de MBW porte sur neuf mois et sur le haut des classements, et il faudra du recul pour établir si 2026 ouvre une nouvelle ère. À leur échelle, nos catalogues racontent déjà la même histoire : passé le cap des trois ans, les chansons qui ont marqué s'installent dans la durée. Pour découvrir celles que nos équipes ont sélectionnées, rendez-vous dans la rubrique Nos actifs.
Sources
Music Business Worldwide, « Catalog's Unprecedented Surge on Spotify's Charts in 2026 (Q1-Q3) », MBW+ Special Analysis Report, octobre 2026. Introduction de Tim Ingham, fondateur et CEO de Music Business Worldwide. Analyse, graphiques, et tableaux : Music Business Worldwide, à partir des données Spotify Charts (39 premières semaines de 2024, 2025, et 2026). musicbusinessworldwide.com
Music Business Worldwide, « Catalog Is Surging On Spotify – Making Frontline Hits An Even Harder Game », Tim Ingham, 12 octobre 2026, présentation publique de l'étude. musicbusinessworldwide.com
Graphiques de cet article : Bolero, d'après les chiffres du rapport de MBW et, pour Pookie, les données Luminate.
Les chiffres de Luminate (écoute à la demande aux États-Unis, Justin Bieber) et d'Universal Music Group sont cités par MBW.
Données d'écoute des titres Bolero : Luminate, monde, en équivalent streams. Données hebdomadaires sur 52 semaines au 8 octobre 2026 ; données trimestrielles d'octobre 2023 à octobre 2026 pour Pookie.
Performances passées non indicatives des performances futures. Investir comporte un risque de perte en capital.










