Comprendre comment la musique génère du rendement sur Bolero
Une œuvre musicale continue de vivre au-delà de sa sortie. En streaming, en radio, sur scène, dans une publicité ou à l'étranger, chaque fois qu'elle est jouée, elle peut produire un revenu. Pour un investisseur, comprendre ces usages, c'est décrypter le rendement d'un catalogue ou d'un morceau.
Par exemple, les plateformes comme YouTube, TikTok ou Instagram multiplient les usages. Le volume d'écoutes est conséquent, notamment grâce aux formats courts et à l'UGC (User Generated Content). Des morceaux et des œuvres peuvent voir leurs revenus décuplés et relancer des résultats commerciaux, parfois plusieurs années après.
Sur Bolero, deux familles de droits se conjuguent : les droits de master, liés à l'enregistrement sonore, et les droits de publishing, liés à la composition et aux paroles. Ensemble, elles dessinent un actif vivant, diversifié et stable.
Pour les droits de master
1. Le streaming
C'est le pilier du marché actuel. Ce sont les revenus générés par les écoutes sur les plateformes de streaming du monde entier comme Spotify, Apple Music, Youtube Music, Amazon Music, Deezer, Soundcloud, Qobuz...
En chiffres : En 2024, les revenus mondiaux issus du streaming ont franchi la barre de 20,4 milliards de dollars et représentaient 69% des revenus totaux de la musique enregistrée. Les abonnements payants ont progressé de 9,5% en 2024, et le nombre d'utilisateurs a atteint 752 millions.
Ce flux est continu, à large échelle, modélisable et constitue la base d'un rendement durable.
2. Les téléchargements
Ce sont les revenus générés par les achats des pistes audio sur les plateformes comme iTunes, Bandcamp ou Beatport.
3. Les ventes physiques
Ce sont les revenus générés par les ventes de supports physiques comme les CD, les vinyles, et les cassettes.
En chiffres : Le vinyle connaît un regain fort : en 2024 il a progressé de 4,6%, alors que les formats physiques dans leur ensemble reculaient de 3,1%.
Pour un investisseur, cela peut être utile surtout pour les catalogues avec un public collectionneur ou dans des marchés spécifiques.
4. Radios et télévisions
La diffusion dans les radios ou à la télévision déclenche des revenus tant pour l'enregistrement que pour l'œuvre musicale.
5. Les synchronisations
Ce sont les revenus générés par les contrats d'utilisation du morceau dans les contenus audiovisuels de type films (longs-métrages et courts-métrages), séries et films publicitaires.
De plus, ils permettent de valoriser la pertinence culturelle de l'œuvre dans le temps. C'est souvent un « bonus » au rendement régulier, mais qui peut créer un effet spectaculaire et durable.
Pour les droits de publishing
6. Médias audiovisuels
Les exploitations dites "Médias Audiovisuels" comprennent la télévision et la radio.
Pour la télévision, il s'agit des droits collectés auprès des chaînes de télévision du secteur public, privé, du câble/satellite, Internet et TNT lors de la reproduction de l'œuvre.
Pour la radio, il s'agit des droits collectés auprès des radios nationales du secteur public, privé et des réseaux, ainsi que des radios locales privées et du "Groupement des Indépendants" lors de la reproduction de l'œuvre.
7. Supports enregistrés & Multimédia
Les exploitations dites "Supports Enregistrés & Multimédia" comprennent les phonogrammes, vidéogrammes, et jeux vidéos. Pour les phonogrammes, il s'agit des droits collectés lors de la reproduction de l'œuvre sur des supports CDs, vinyles, cassettes. Pour les vidéogrammes, il s'agit des droits collectés lors de la reproduction de l'œuvre sur des supports DVD, Blu-ray pour différentes catégories d'œuvres audiovisuelles (films, séries, documentaires, captations de concerts, etc).
Pour les jeux vidéos, il s'agit des droits collectés lors de la reproduction de l'œuvre au sein de supports multimédias comme les consoles de jeux et/ou leurs CDs.
8. Internet
Les exploitations dites "Internet" comprennent le streaming, web radio, VOD, ainsi que les podcasts et films institutionnels en ligne, jeux vidéos en ligne et live-streams payants. Pour le streaming, il s'agit des droits collectés lors de la reproduction de l'œuvre par les services de musiques en ligne et plateformes de téléchargement internationales tels que Spotify, iTunes, YouTube, Amazon, Apple Music, Dailymotion, etc. Pour les web radios, il s'agit des droits collectés auprès des services de musiques en ligne nationales comme les web radios, sites permettant le téléchargement ou l'écoute d'œuvres musicales. Pour la VOD, il s'agit des droits collectés auprès des plateformes de Vidéo à la Demande et de Vidéo à la Demande par Abonnement.
9. Musiques vivantes
Les exploitations dites "Musiques Vivantes" comprennent les concerts, spectacles, tournées d'artistes ainsi que les bals avec orchestre.
Les droits d'auteurs sont collectés lors de la reproduction de l'œuvre auprès des organisateurs de spectacles, tourneurs et tous établissements permanents.
10. Discothèques & Bars
Les exploitations dites "Discothèques et Bars" font référence aux droits d'auteur collectés auprès des exploitants de discothèques, des organisateurs de séances animées par des discothèques mobiles et des exploitants de bars à ambiance musicale.
11. Sonorisation
Les exploitations dites "Sonorisation" font référence aux droits d'auteur collectés auprès des lieux publics qui utilisent, pour sonoriser, des œuvres reproduites sur des supports sonores ou des programmes de musique fournis par toute société spécialisée.
12. Copies privées
Les exploitations dites "Copies Privées" font référence à la rémunération pour copie privée sonore et audiovisuelle collectée par la société Copie France auprès des fabricants et importateurs de supports d'enregistrement analogiques et numériques permettant la copie d'œuvres.
13. Cinéma
Les exploitations dites "Cinéma" font référence aux droits d'auteur provenant de la diffusion de films, ou de la retransmission de concerts et de spectacles dans les salles de cinéma.
14. Exploitation à l'étranger
Les exploitations à l'étranger font référence aux droits d'auteur pour les œuvres exploitées sur les territoires étrangers et collectés par les organismes de gestion collective (ex: SACEM).
Chiffres clés pour le contexte
> Le marché mondial de la musique enregistrée a atteint 29,6 milliards de dollars en 2024, avec une croissance de 4,8% par rapport à 2023 selon l'IFPI Global Music Report 2025.
> Goldman Sachs prévoit 31,4 milliards de dollars pour le marché de la musique enregistrée en 2025, avec une croissance attendue de 5,8%, projetant un marché à 110,8 milliards de dollars d'ici 2030.
> Le streaming représentait 69% des revenus mondiaux de la musique enregistrée en 2024, avec des revenus totaux de streaming dépassant 20 milliards de dollars pour la première fois.
> Le nombre d'abonnés payants au streaming a atteint 752 millions en 2024, en croissance de 10,6% par rapport à 2023.
> Les collections mondiales pour les auteurs, compositeurs et éditeurs ont atteint 13,97 milliards d'euros en 2024 (+6,6%), dont 12,59 milliards d'euros spécifiquement pour la musique (+7,2%) selon le rapport CISAC 2025.
En conclusion
Le rendement d'un catalogue musical ne repose pas sur un seul canal. Il s'appuie sur le streaming, mais il se nourrit aussi de la diffusion, de la scène, de l'audiovisuel, de l'édition, des usages publics et de l'international. Ce maillage crée un actif robuste pour les investisseurs.
Sur Bolero, la transparence sur les flux, la distinction claire entre master et publishing, et la diversité des revenus font de chaque catalogue un investissement réfléchi, éclairé et durable.
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